Il y a longtemps qu’elle a fait part de son ambition : si son ex s’installe à l’Elysée, elle briguera le perchoir. Ségolène Royal est donc en campagne pour devenir député, passage obligé pour pouvoir briguer la présidence de l’Assemblée nationale.
Seulement voilà : ayant profité du fait du prince (ou plutôt de la princesse Aubry) pour être investie dans la circonscription de La Rochelle- Ile de Ré, laissée vacante par le maire du chef-lieu de la Charente-Maritime, elle n’est pas du tout certaine d’être élue. Si la notoriété de la présidente de Poitou-Charentes (au fait : et le cumul des mandats ?) est incontestable sur les marchés, elle n’éclipse pas l’image du socialiste du cru, Olivier Falorni. Le secrétaire fédéral, soutenu par ses « ouailles », a en effet décidé de maintenir sa candidature envers et contre la rue de Solférino et, sur le terrain, son nom est loin d’être inconnu. Son père et surtout son grand-père Gino, longtemps « pape » du basket rochelais, ont construit un socle solide. Il peut donc s’appuyer sur celui-ci et sur sa proximité, d’abord avec le maire « historique » de la ville, Michel Crépeau, ensuite avec...François Hollande.
Donc, ce n’est pas gagné pour Ségolène. Et puis, comme si cela ne lui suffisait pas de devoir entreprendre un nouveau siège de La Rochelle, ne voilà-t-il pas que deux autres camarades laissent entendre que la place de quatrième personnage de l’Etat ne leur déplairait pas à eux aussi : Jean Glavany et l’éternel revenant, Jack Lang !
Au PS, il y en a qui voudraient faire boire le calice jusqu’à la lie à l’ex- candidate à l’Elysée qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Après le congrès de Reims, son échec lors de la primaire et... Valérie Trierweiller qui la supplante dans le coeur du nouveau chef de l’Etat, cela commence à faire beaucoup.