Quelle journée mes aïeux !
Tout le microcosme politico- médiatique s’était levé avec une seule interrogation en tête : ce 28 janvier, jour anniversaire de Nicolas Sarkozy, la justice allait-elle faire « sa fête » à Dominique de Villepin ? A l’arrivée, la relaxe obtenue par l’ancien Premier ministre dans cette affaire Clearstream qui l’opposait au Président de la République a été peu ou prou éclipsée par la tempête née d’une déclaration de...Georges Frêche.
Les réactions d’indignation ont afflué dès la fin de la matinée, d’abord au sein du Parti socialiste, l’un des siens et non des moindres, Laurent Fabius, étant visé. Et, en deux temps trois mouvements, Martine Aubry a demandé à Hélène Mandroux de se présenter aux élections régionales pour défendre l’honneur du PS, en rassemblant toute la gauche et les écologistes, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, étant prête à faire une exception pour le Languedoc- Roussillon dans la stratégie d’autonomie de sa formation au premier tour !
A l’heure où ces lignes sont écrites, j’ignore comment cet embrouillamini s’achèvera. D’abord, parce que le chef de file régional d’Europe Ecologie, Jean- Louis Roumegas, pas plus que les leaders des listes « A gauche maintenant » ne paraissent avoir l’intention de modifier leur stratégie. Ensuite, parce que responsables et militants socialistes dans la région sont plutôt enclins à demeurer fidèles à un président sortant qui demeure, à l’évidence, serein. La résistance, ici, on connaît !
Mais, dans cette affaire, ce qui m’interpelle le plus c’est le fait qu’il se soit passé plus d’un mois entre le moment où la fameuse appréciation sur la « tronche » de l’ancien Premier ministre a été prononcée et le déclenchement du « feu nucléaire » ! Il a fallu attendre que « L’Express » s’en fasse l’écho...et la mette en perspective. Lors de la séance du conseil d’agglomération montpelliérain du 22 décembre, personne ou presque n’avait réagi. Pas un conseiller communautaire et...un seul journaliste, celui du gratuit « Direct Plus », qui avait consacré une « brève » au propos. Ensuite, rien.
Est- ce que c’est bien... catholique ?