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Le 30 mars prochain, la cour d’appel de Nîmes rendra son jugement dans une affaire qui agite le monde de la bouvine et, plus généralement, celui des traditions camarguaises. Il s’agit de cette bandido qui, en septembre 2006 au Grau-du-Roi, a été endeuillée par la mort d’un homme, entraînant la comparution en correctionnelle, fin 2010, des deux élus locaux, en charge de l’organisation, tous deux prévenus d’homicide involontaire.
L’avocat général a, comme c’était prévisible, requis la confirmation de la condamnation infligée en première instance, soit trois mois de prison avec sursis et une peine d’amende. Le défenseur des deux conseillers municipaux, Me Gérard Christol, qui connaît bien les festivités tauromachiques, a, lui, justement mis l’accent sur une des dérives de notre époque de plus en plus aseptisée en déclarant : « notre société aujourd’hui réclame des coupables, elle refuse l’aléa, le risque, la mort...Mais la vie est aussi un risque. Et le risque zéro cela n’existe pas. »
Il fallait le dire.